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Gypse
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Serpentine
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Corail fossile (calcaire)
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Gabbro
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Marbre de Guillestre
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Schiste lustré
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©
Gallimard / P. Léger
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Géologie
Ce
bassin intérieur tourné vers l'ouest que forme le Queyras a été
sculpté par les eaux et les glaciers s'écoulant vers la Durance.
Avec les périodes de gel, ils ont largement érodé les roches feuilletées
(schistes) des vallées suspendues du Queyras oriental et profondément
entaillé les calcaires compacts de la moitié ouest. L'observation
de ces affleurements rocheux plus ou moins parallèles rappelle que
leurs plissements et leur disposition résultent avant du télescopage
entre le continent africain et l'Eurasie qui se poursuit depuis
60 millions d'années.
Parmi les minéraux déposés dans les lagunes des premiers
rivages marins : le gypse. Les coraux fossiles du
massif de Rochebrune témoignent d'une mer chaude peu profonde.
Les ammonites fossiles du marbre de Guillestre nageaient
dans les hauts fonds. Les geysers sous- marins déposent des sels
métalliques (coussins basaltiques du col de Péas, mine de cuivre
de Saint-Véran). Le fond de l'océan alpin se tapisse de vases argileuses
ou calcaires. Les pressions du télescopage les transformeront en
schistes. Ces roches feuilletées sont à l'origine des vallées
largement Ouvertes du haut Queyras (Molines, Abriès, Saint-Véran).
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Biogéographie
Situé
près du 45e parallèle, à mi-chemin entre le pôle et l'équateur,
le Queyras au climat sec très contrasté est devenu un refuge privilégié,
qui concentre des espèces d'origines diverses.
La position très orientale du Queyras peut expliquer que
l'astragale queue-de-renard, originaire du Caucase, ou le campagnol
de Fatio, des Alpes méridionales italiennes, aient pu s'y installer
à la faveur de grands échanges est-ouest devant le front des vastes
glaciers descendus du nord.
La situation méridionale de la vallée permet la culture des
céréales au-dessus de 1 800 m d'altitude. Le genévrier thurifère,
originaire d'Afrique, la sauge d'Ethiopie et la lavande typiquement
méditerranéennes ont atteint le Queyras lors du dernier grand réchauffement
post-glaciaire.
Le
mont Viso : un isolat ? Ce massif en balcon sur le Piémont abrite
des espèces uniques au monde telle la salamandre de Lanza, des insectes,
des plantes qui ont peut-être évolué ici de manière isolée, comme
sur une île.
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Climatologie
Le
Queyras reçoit des perturbations atlantiques très affaiblies. La
plus grande partie du territoire de la vallée est marquée par une
sécheresse qui rend le ciel limpide et augmente à l'extrême les
contrastes de températures liés à l'altitude. Ces aspects font que
des espèces animales ou végétales, aux affinités climatiques très
diverses peuvent s'y rencontrer. La zone du mont Viso reçoit par
l'est l'humidité de la nebbia, sorte de "mousson" qui favorise l'existence
de végétaux et d'animaux exigeants en eau.
La
Nebbia est la vapeur d'eau abondante dégagée par le Bassin du
Pô, qui s'élève avec la chaleur, se condense en altitude et enfin
forme des nuées épaisses en rouleaux" qui mouillent les rochers
et les pelouses alpines jusque sur le versant queyrassin où l'air
sec les dissipe. Ce phénomène lié à l'ensoleillement se manifeste
en été en moyenne 1 jour sur 3 : la mer de nuages apparaît vers
10 heures pour disparaître au coucher du soleil.
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Faune
et flore des pelouses alpines
Au-delà
de 2 400 m d'altitude, les conditions hivernales se maintiennent
plus de neuf mois par an. Les périodes clémentes favorables au développement
des végétaux sont de ce fait si réduites que de nombreuses espèces
parviennent rarement à produire leurs graines.
L'aspect
laineux de l'Edelweiss vient du grand nombre de poils qui
recouvrent cette plante pour la protéger du froid.
Les pentes herbeuses profitent aux 2 500 Chamois du Queyras.
La forêt de mélèzes leur convient aussi. Un plan de chasse fixe
dans chaque commune le nombre de bêtes à tirer à l'automne. 800
ongulés se concentrent sur la seule commune de Ristolas, où la gestion
est très rigoureuse depuis cinquante ans.
Proie de l'Aigle Royal, l'importante population locale de
Marmotte des Alpes explique la forte densité de ce rapace
dans le Queyras. Après son hibernation, à partir de la fin du mois
de mars, elle sort de son terrier et se signale alors surtout par
ses sifflements.
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Faune
et flore des forêts de mélèzes et pins cembro
Cette
forêt est emblématique du haut Queyras. Elle atteint l'altitude
record de 2 500 m, là où la végétation n'a guère plus de trois mois
pour se développer.
Le
Pin Cembro étroitement associé au mélèze, ce pin -appelé
également arole- est l'un des emblèmes floristiques du Queyras.
Son bois léger est utilisé pour l'ébénisterie locale.
Le Mélèze d'Europe est le seul conifère à perdre
ses aiguilles à l'automne.
Autrefois plus répandu en montagne, le Tétras Lyre a
souffert des effets conjugués de la pression de la chasse et du
développement des stations de ski : pistes et remonte-pentes ont
parcellisé et perturbé le milieu des grands espaces forestiers qu'
affectionne ce gallinacé.
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Faune
et flore des forêts de pins à crochets
La
forêt de pins à crochets prolonge, en altitude, celle de pins sylvestres
et constitue la couverture forestière la plus élevée des versants
ensoleillés. Très résistant, ce pin supporte d'être en partie ébranché
par les avalanches, et se développe sur des terrains instables comme
les ravines de gypse. Tout cela explique que la flore de son sous-bois
est peu exubérante.
L'aire
principale de reproduction de la Chouette de Tengmalm est
la forêt boréale. Mais elle trouve dans le Queyras, du fait de son
altitude, des conditions écologiques très proches.
Le Pin à crochets est particulièrement rustique et
s'accommode des sols les plus pauvres. Il supporte le climat rigoureux
et pousse jusqu'à 2400 m. Il contribue aussi à la fixation du sol.
la Mésange noire abonde en forêt de conifères, et
effectue à l'automne des migrations altitudinales vers les vallées.
Lié aux landes de montagne, le Genévrier nain apprécie
les sous-bois clairs. Sa forme prostrée est caractéristique.
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Faune
et flore des gorges et falaises
Les
falaises ont été taillées par la glace et les eaux torrentielles
venues de la haute vallée du Guil pour rejoindre la Durance. La
lente érosion a fini par décrocher des blocs et de la pierraille
qui s'amoncellent au pied des parois en grands cônes d'éboulis.
Les gorges du Guil et du Cristillan forment d'étroits corridors
écologiques qui relient le milieu de haute montagne et celui presque
méditerranéen de la vallée de la Durance.
Le
Genévrier Thurifère, présent en Espagne et
au Maroc, pousse sur les pentes chaudes et ensoleillées.
Le Pin Sylvestre se développe volontiers sur sol siliceux,
on le rencontre surtout dans les gorges du Guil, où il s'accommode
bien de conditions difficiles. Il contribue à fixer les sols
instables. Il abrite peu d'espèces animales, mais certaines sont
rares et menacées (papillon isabelle).
L'hirondelle des rochers est strictement inféodée aux milieux rupestres,
tandis que l'hirondelle de fenêtre, plus éclectique, trouve là un
milieu plus naturel que les villages où elle niche.
Le hibou Grand Duc d'Europe fait retentir le houhou bas qui
trahit Sa présence dès la fin de l'hiver. . Ce super-prédateur peut
même s'attaquer au faucon pèlerin, allant jusqu'à l'éliminer de
la falaise.
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Faune
et flore des torrents
C'est
la basse température des eaux torrentielles de montagne (5 °C à
15 °C pour le Guil) qui permet à celles-ci d'être saturées en oxygène
lors du brassage dans les chutes. Elles accueillent alors des animaux
grands consommateurs d'oxygène dissous, comme les truites et les
larves d'une foule d'insectes. En période de crues, le torrent abandonne
des matériaux qu'il transporte. Ceux-ci forment des bancs de gravier,
de sable et de limon qui sont alors colonisés par des plantes. La
végétation de ces rives consomme une partie de la pollution organique
des eaux et protège les berges.
Propre
aux eaux fraîches, vives et bien oxygénées, la Truite Fario
est liée ici aux torrents et au cours supérieur des rivières. La
fario se distingue par ses nombreuses taches rouges.
Populage des Marais : présente jusqu'à l'étage subalpin,
cette plante vit aussi en bordure d'eaux calmes.
Totalement lié aux torrents, le Cincle Plongeur est un merle
d'eau capable de marcher sur le fond même du cours d'eau pour se
nourrir d'insectes aquatiques.
Excellent "bio-indicateur", le Perle est un insecte qui révèle
par sa présence la bonne qualité du milieu aquatique dans lequel
il vit.
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